Le RP : une forme alternative d’écriture

Bonjour tout le monde ! La dernière fois, je vous parlais de vous lancer dans l’écriture. Tout seul. Comme un grand. Ou presque. Mais comme on dit, plus on est de fous plus on rit alors aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une autre manière d’entrer dans l’écriture, ou tout au moins d’un nouvel angle d’approche : le RP.

Le RP keskecé ?

Le RP est une abréviation pour roleplaying. Oui, comme dans les jeux vidéos ! Vous savez, les RPG, MMORPG tout ça tout ça, mais ici, on parle bien d’écriture. Le principe est assez simple. Vous incarnez un personnage, sorti tout droit de votre imagination ou bien ce que l’on appelle un prédéfini, c’est-à-dire un personnage inventé par un autre que vous, et vous allez lui faire rencontrer d’autres personnages, qui eux aussi sont incarnés par d’autres personnes derrière leur écran. Chacun votre tour, vous écrivez une partie de l’histoire pour faire avancer une intrigue, un peu comme dans un jeu de rôle.

Le RP peut se pratiquer sur différentes plateformes. Je ne vais pas ici vous en faire la liste exhaustive, mais elles sont aussi variées que facebook (là où personnellement j’ai commencé), des forums, notamment forumactif (là où je suis actuellement) et même des endroits qui n’ont absolument rien à voir comme les jeux en lignes Oh My Dollz !

Ce qui rend le RP particulièrement accessible, c’est qu’il y a peu de contraintes et de règles. Encore une fois, je ne peux pas vous les énumérer parce qu’elles dépendent en partie des plateformes et des autres joueurs, mais d’une manière générale, il y en a trois que l’on retrouve fréquemment. La première, c’est celle de ne pas faire parler ou agir le personnage de l’autre joueur sans son accord. C’est-à-dire que lorsque c’est votre tour, comme dans la vraie vie, vous ne pouvez pas forcer l’autre à avoir telle attitude, à répondre telle chose à votre question etc. Chacun des deux joueurs doit avoir pleine possession de son personnage. La seconde, c’est de respecter le contexte d’écriture. On y reviendra un peu plus loin, mais les univers de RP peuvent être très variés. Du coup, pas question que votre personnage trouve un lance-roquette dans un monde d’héroïc-fantasy ! Enfin, parfois, il arrive que des plateformes de RP décide de mettre une limite de lignes ou de mots par réponses, soit parce qu’elles préfèrent privilégier les réponses courtes, ou au contraire, qu’elles exigent des réponses avec un minimum de longueurs.

Les avantages et les inconvénients du RP

Commençons tout de suite par le plus désagréable : les inconvénients. L’un des plus gros problèmes du RP est aussi son grand atout. Vous n’écrivez pas tout seul. Cela implique que vous ne décidez pas de tout, votre partenaire peut très bien vous emmener dans une direction que vous ne vouliez pas prendre, et que vous n’écrivez pas quand vous voulez, puisque vous êtes obligé d’attendre la réponse de l’autre avant de pouvoir de nouveau écrire vous-même. Vous trouverez sûrement des partenaires de RP (je ne parle pas de personnages, c’est une autre histoire) qui ne vous conviendront pas, que ce soit par la longueur de leurs réponses, leur orthographe, leur syntaxe, leur manque ou leur trop-plein d’investissement… Mais d’expérience, je dirais qu’il ne s’agit franchement pas d’une grande majorité. Et dans ce cas, rien ne vous empêche de mettre fin à cette collaboration (de manière courtoise hein ? La politesse ça reste important) et de vous en trouver un autre.

Les avantages sont selon moi plus nombreux. Pour commencer, écrire avec et pour quelqu’un permet de garder la motivation de continuer. Déjà, vous avez la certitude qu’au moins une personne vous lit, sinon votre partenaire ne pourrait pas vous répondre, et en plus vous savez qu’il attend votre réponse pour pouvoir jouer à son tour. Mais pour moi, ce que j’apprécie par dessus tout dans le RP, c’est son imprévisibilité. Je vous disais dans mon premier article sur l’écriture que je préférais écrire au fil de la plume parce qu’une fois que je connais la fin de mon histoire, je perds l’envie de la coucher sur papier. Et bien dans le RP, comme l’histoire ne dépend qu’à 50% de vous, c’est impossible de prévoir ce qu’il va se passer ensuite. C’est du coup un véritable challenge à relever par moment, quand votre partenaire met votre personnage dans une situation que vous n’auriez jamais envisagé et qu’il vous faut tout de même le faire réagir. Avec un bon partenaire de RP, c’est souvent la surprise à chaque réponse !

De plus, comme je vous le disais plus haut, les univers RP ont une variété tellement impressionnante qu’il serait surprenant que vous ne trouviez pas votre bonheur. Quelque soit le genre que vous préférez – action, fantastique, horreur, romance ou que sais-je ? – il existe forcément un forum qui va vous inspirer. Parmi les grands classiques, on trouve les pensionnat-like où vous pouvez incarner élève ou professeur dans un monde plus ou moins réaliste ; les univers qui reprennent des mondes déjà existants comme Harry Potter, Naruto, Marvel, ou Pokémon pour ne citer que les plus connus ; ou des univers originaux entièrement sortis de l’imagination de leur fondateur. Le forum dont je suis la modératrice (c’est-à-dire que je veille à contribuer à son bon fonctionnement), Institut Espoir, fait partie de ce dernier type. Voilà le contexte inventé par les deux fondatrices : sur une île au milieu de l’Atlantique se trouve un hôpital où l’on accueille des enfants aux cas assez désespérés. Maladies rares ou à un stade très avancé, l’Institut Espoir est leur dernière chance. Traitements expérimentaux, recherches, médecins sur-qualifiés… Mais sur une île coupée du monde, qui peut bien dire les dérives et les horreurs commises sur les patients ?

Oui, bon, c’est mon blog hein ? Je me peux bien me permettre de faire un peu de pub, et puis, je vous avais bien dit que j’étais là pour vous faire découvrir des choses hein ? Donc voilà. Je vous laisse avec le lien de ce merveilleux forum qu’est l’Institut Espoir en espérant vous avoir donné envie de vous mettre au RP (pas forcément chez nous, je vous en voudrais pas promis) et je vous dis à la prochaine pour un prochain article !

http://institutespoir.forumactif.com/

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Mes Youtubeuses « beauté » préférées

J’ai 21 ans et je vous le demande sérieusement, qui, dans notre génération, ne traîne pas sur Youtube régulièrement ? J’ai donc envie de vous parler de mes Youtubeurs préférés (et oui j’écris Youtubeurs et pas Youtubers, cocorico) et comme vous l’avez deviné à mon nom, je suis une fille, bien joué Sherlock ! Du coup j’ai décidé de commencer par le côté girly de la plateforme mais ne vous inquiétez pas, la prochaine fois, on parlera humour, lifestyle ou culture, promis !

Pour commencer, petite mise au point. Je ne suis pas maquillage. Pas trop du moins. Je ne me maquille que de façon occasionnelle pour les fêtes ou subite envie de me peinturlurer la figure donc je ne suis absolument pas une spécialiste en la matière. Mais j’aime bien regarder les tutos, en particulier de make-up bien sophistiqués et même de cosplay, et en parlant de cosplay, voici ma chaîne préférée du moment : Jbunzie !

Jbunzie

Les make-up de Jbunzie sont des make-up de cosplay et bon sang, ce que cette fille est douée ! Avec juste du maquillage, elle arrive à modifier la structure de son visage pour ressembler à des célébrités et elle vous explique bien pourquoi elle fait ça et comment ça fonctionne, en créant des ombres sur son visage notamment et le résultat est bluffant ! Sur sa chaîne, vous trouverez des cosplays de célébrités comme Dove Cameron, Emma Watson ou Mélanie Martinez, mais aussi de Peter Pan, des Supers Nanas ou de Betty Boop. Personnellement, j’adore son cosplay de Cara Delevigne. Bon, point négatif qui pourrait en rebuter certains, ses vidéos sont en anglais mais franchement, même sans comprendre ce qu’elle dit, je trouve que ça vaut quand même le coup d’y jeter un oeil.

Oui oui, c’est bien Jbunzie sur ces trois photos. Incroyable hein ?

La deuxième Youtubeuse dont j’ai envie de vous parler, c’est By Indy, et ses vidéos à elle sont en français ! Ouf ! Indy, elle, ne fait pas dans le cosplay mais dans le SFX, c’est-à-dire, si je ne dis pas de bêtises, du maquillage avec des prothèses comme on peut en voir au cinéma. Le plus de By Indy, c’est que souvent, elle fabrique elle-même ses propres prothèses et vous montre comment. Alors certes, je ne suis pas prête d’en faire autant parce qu’il faut quand même pas mal de matos et ça coûte cher, mais c’est tellement sympa d’avoir le petit tuto qui va avec ! En plus, c’est complètement subjectif mais j’adore sa voix.

Un maquillage SFX de By Indy

La dernière Youtubeuse dont je voulais vous parler, c’est Ayo Coralie, en français aussi. Sa manière de gérer sa chaîne est peut-être un peu plus convenue, avec des revues de maquillages, des hauls et pas mal de blablas sur sa vie, un peu la Youtubeuse beauté cliché par rapport aux deux autres que je vous ai présenté mais… Coralie a une personnalité que j’aime bien et surtout un look complètement décalé avec ses cheveux roses pétants et ses maquillages toujours très colorés. Elle propose aussi des vidéos sur les faux ongles, ce que personnellement je ne pourrais pas supporter – je DETESTE avoir les ongles longs – mais qui sont sympas à regarder. Coralie, c’est le genre de fille que j’admire assez, à être capable d’assumer des goûts esthétiques qui se démarquent de la plupart des gens.

Le look coloré assumé par Ayo Coralie

Voilà pour cet article ! J’imagine que maintenant vous comprenez pourquoi le mot beauté était entre guillemets dans le titre et je vous laisse avec les liens de ces trois chaînes ! A la prochaine !

https://www.youtube.com/user/Jbunzie

https://www.youtube.com/user/IndyxIndyyxIndyyy

https://www.youtube.com/user/divinediamondyt/featured

Et si vous vous lanciez dans l’écriture ?

Si comme moi vous aimez lire, vous avez forcément déjà vécu ce genre de situation : vous mourrez d’envie de lire une histoire très spécifique, et pas moyen de trouver quelque chose qui se rapproche de votre envie. Moi c’est comme ça que j’ai commencé à écrire. En me disant que si je ne pouvais lire ce genre d’histoire, c’est moi qui allait l’écrire. Cependant, écrire une histoire, c’est toute une aventure, surtout si vous n’avez jamais écrit de votre vie. Ca peut vite devenir décourageant entre le temps que ça prend, le syndrome de la page blanche, le résultat pas forcément à la hauteur de nos attentes…. Voici donc mes petites astuces pour se lancer dans un projet d’écriture et s’y tenir !

Déjà, mon premier conseil, c’est de ne pas voir trop gros dès le début. Personnellement, j’ai commencé à écrire au collège avec l’ambition de faire un roman et… faux départ. Au bout de quelques chapitres, j’ai complètement lâché l’affaire devant l’ampleur de la tâche. J’ai insisté à vouloir garder le même format avec différents sujets et différentes histoires avant de comprendre que ce n’était pas le sujet qui ne m’inspirait pas mais l’idée du roman qui était clairement trop ambitieuse pour mon niveau. J’ai donc commencé à écrire des nouvelles et des morceaux d’histoire, sans me mettre la pression sur la quantité, et c’est là que j’ai commencé à m’améliorer.

Mon deuxième conseil concerne le sujet de votre histoire. Commencez par un sujet simple et facile à maîtriser. Je suis d’avis par exemple pour un premier écrit de se concentrer sur une histoire qui se passe dans un endroit que vous connaissez bien que ce soit dans le monde réel, ou en empruntant un univers déjà existant dans le cadre de la fanfiction par exemple. Développer son propre univers est très tentant sur le papier mais cela demande énormément de travail en amont, de brouillon, de réflexions sur la topographie, la géopolitique, les lois physiques, les différentes races… qui risque fort de vous décourager avant même d’avoir commencé. Vous serez certainement amené à faire des recherches de temps à autres mais si vous ne voulez pas lâcher l’affaire trop vite, essayez de faire en sorte qu’il y en ai le moins possible.

Voilà, ça y est. Normalement vous êtes lancés, vous avez décidé de votre forme et de votre fond, reste à s’y tenir jusqu’au bout. Concernant l’organisation de l’écriture en elle-même, il y a deux écoles. Soit vous planifiez toute votre histoire à l’avance, au moins dans les grandes lignes, soit vous vous autorisez à écrire au fil de la plume. Les deux ont des avantages et des inconvénients. Personnellement, je préfère écrire au fil de la plume en tenant à côté un brouillon bien détaillé sur ce que j’ai déjà écrit pour ne pas faire de contresens parce que lorsque je sais déjà comment ça va finir, je perds la motivation de continuer à écrire. J’aime écrire en découvrant moi-même mon histoire au fur et à mesure mais c’est à vous de voir quelle manière vous convient le mieux.

Enfin, mon dernier conseil, c’est de faire lire votre histoire à une personne de confiance à chaque étape de votre écriture. Cette personne doit être à même de s’intéresser à votre histoire, de rester indulgente en sachant que c’est un travail en cours et non une version définitive et que vous n’êtes pas non plus Victor Hugo ou JK Rowling tout en gardant un oeil critique sur ce que vous devriez modifier ou améliorer. D’une part, ça vous permettra d’évoluer dans votre écriture et d’avoir un regard extérieur sur votre travail. Même les plus grands artistes ont des passages à vide où leur oeuvre leur semble au mieux médiocre et au pire, bonne à jeter. Ca, c’est ce qui arrive quand vous avez trop le nez dedans et vos proches seront plus à même d’être objectifs et de vous redonner du courage. D’autre part, si vous avez la chance d’avoir quelqu’un qui se prend vraiment au jeu de son rôle de mentor/critique/lecteur-test, il vous encouragera sûrement à ne pas lâcher parce qu’il veut connaître la suite !

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, et n’oubliez pas, dans l’écriture comme dans le reste, tout est question de pratique et de persévérance alors gardez courage !

La LSF, vous connaissez ?

La LSF, c’est ce qu’on connait le plus souvent par l’appellation « langue des signes » et qui est une langue qu’utilise parfois les personnes sourdes ou malentendantes pour communiquer. C’est une langue que j’avais envie d’apprendre depuis très longtemps ! Pour vous dire, quand j’étais au collège j’avais commencé à écrire une fiction sur la LSF – très mauvaise et très mal renseignée mais là n’est pas la question – à cause d’une émission qui passait à la télé à l’époque : « Fais-moi signe » si je ne dis pas de bêtises. Et cette année ça y est ! J’ai enfin sauté le pas ! J’étudie désormais la LSF depuis le mois de novembre.

Pourquoi apprendre la LSF ?

Alors, pourquoi j’avais envie d’apprendre la LSF et pourquoi je me suis effectivement lancée là-dedans ? Pourtant, dans mon entourage, personne ne souffre de problème d’audition et je n’ai jamais été personnellement confrontée à la surdité. En réalité, la première chose qui m’a attirée dans cette langue, c’est que je la trouve belle et originale.

La LSF est l’une des seules langues au monde à utiliser en priorité le geste pour faire passer une idée plutôt que le son et juste ça, je trouve ça super intéressant. Ce n’est pas seulement de langue que la LSF nous propose de changer mais carrément de médium de communication. Ayant toujours aimé l’expression corporelle – je suis notamment passée par la danse et le théâtre – c’était vraiment une expérience à tenter.

Un autre raison intéressante peut se trouver sur le plan social. Je suis prête à parier qu’un grand nombre d’entre vous n’ont jamais croisé une personne sourde de votre vie. Parce qu’il n’y en a pas ou si peu ? Parce qu’il n’en a pas chez vous ? Détrompez-vous. C’est principalement parce que la communauté sourde, se sentant exclue du monde entendant, tend à se cloîtrer sur elle-même. Apprendre la LSF, ou même tout simplement aller à la rencontre de personnes sourdes ou malentendantes, c’est leur permettre de créer du lien social, les inciter à sortir de l’invisibilité et faire en sorte de les aider à sortir de la marginalité, et ça, vous pouvez le faire sans devenir interprète ! Juste en vous mettant à leur portée en apprenant quelques mots « bonjour », « merci », « au revoir » pour les inciter à revenir et à se sentir plus à l’aise dans des lieux tels que les pharmacies, les boulangeries, les bars… Et en contrepartie découvrir énormément de choses vous-même car être sourd, ce n’est pas – que – être handicapé. C’est avant tout une culture, une manière de vivre et de penser.

Et enfin, la dernière raison que je vous propose même s’il y en a sûrement d’autres qui mériteraient d’être développées, c’est que la maîtrise de la LSF peut-être ce petit plus pour votre CV, en particulier si vous travaillez dans le tertiaire. A notre époque où ce n’est pas si évident de trouver du travail, et à fortiori du travail vraiment intéressant, maîtriser une langue rare mais néanmoins utilisée, n’est-ce pas une bonne manière de se démarquer aux yeux des recruteurs ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

Voilà, c’est tout pour ce premier article ! J’espère qu’il vous aura plu, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques et à me poser des questions si vous en avez et à bientôt pour un nouvel article !