S’améliorer en anglais

Bonjour ! Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler langue, et plus spécifiquement, comment s’améliorer dans celle-ci. Ici, je vous parlerai du cas de l’anglais, mais évidemment, ce sont des conseils que vous pouvez appliquer dans beaucoup d’autres langues, pour ne pas dire toutes ! Alors trêve de blablas et entrons dans le vif du sujet !

Pour savoir maîtriser une langue, il n’y a qu’un seul secret : la pratique. Et pas la pratique, ouais, comme ça, vite fait de temps, en cours et pour les devoirs, ou même de longues sessions entrecoupées de plusieurs mois sans rien… Non. L’important, c’est de pratiquer, un petit peu tous les jours. Pas besoin de longtemps si vous arrivez à être régulier, dix minutes tous les jours, ça peut suffire ! Alors, oui, vous allez avoir l’impression de ne pas progresser dans un premier temps mais laissez-vous déjà rien qu’un mois et vous commencerez à voir la différence.

D’ailleurs, à propos de voir la différence, une autre chose très importante pour ne pas se démotiver, c’est de prendre le temps de constater ses progrès et se donner des objectifs. Un petit peu de challenge est toujours bénéfique et vous seriez étonné de voir vos capacités ! Par exemple, si vous avez déjà pris l’habitude de regarder des films et des séries en VO mais avec des sous-titres en français, essayez de passer aux sous-titres en anglais ! Si vous ne comprenez pas, ce n’est pas grave, ça veut juste dire qu’il vous fait encore un peu de temps avec le sous-titrage en français, on y retourne donc. Et si ça marche – déjà un grand bravo ! – on persiste et la prochaine fois, on essaie carrément sans les sous-titres !

Mon conseil personnel, c’est de travailler votre anglais avec quelque chose qui vous plait. Vous avez forcément des centres d’intérêts compatibles avec le fait d’étudier une langue étrangère. Vous aimez la musique ? Ecouter et chanter de la musique en anglais ! (Après avoir vérifié et traduit les paroles hein ? Le yaourt ça fonctionne pas). Mais vous préférez peut-être la cuisine. Pas de problème, ce n’est pas comme si des recettes en anglais ça n’existait pas n’est-ce pas ? Si c’est le travail manuel qui vous intéresse, les tutos et autres DIY pullulent sur internet. La lecture ? C’est un peu plus cher mais votre librairie préférée a forcément un rayon consacré à la littérature en langue étrangère. Ma petite astuce, si vous n’êtes vraiment pas à l’aise avec l’anglais à l’origine, c’est de commencer par du contenu destiné aux enfants. Par exemple, si vous ne vous sentez pas de regarder un film en VO – en plus, l’accent américain dans les séries est galère à comprendre – regardez un dessin animé ! Le vocabulaire est plus simple, les voix sont doublées donc par des professionnels de la voix, ce sera donc beaucoup mieux articulé… Personnellement, le premier truc que j’ai vu en VO, c’était L’Age de Glace au lycée. Le mieux dans tout ça ? Vous vous ouvrez à tout un pan de contenu que vous n’auriez pas si vous vous contentiez du français et en plus, vous apprenez du vocabulaire en fonction de vos centres d’intérêt. C’est pas génial, ça ?

Enfin, sur un point de vue plus pratique, je peux vous proposer quelques ressources. La première, c’est évident Duolingo. Vous connaissez très certainement la petite chouette verte qui en plus, propose un apprentissage dans pléthore de langues. Son principal avantage tient selon moi au fait qu’il évalue d’abord votre niveau avant de vous proposer des exercices adaptés, du coup, pas besoin de repasser par les basiques si vous avez déjà un petit niveau ! Son inconvénient : ce sont des phrases d’exercice. Comprenez, mis en situation, ces phrases ont très peu de chances de vous servir, sauf si vous tenez absolument à caser que la dame mange une pomme. Au moins, ça vous fait travailler votre grammaire.

Pour le vocabulaire, faites-moi plaisir et oubliez google traduction. Préférez-lui Reverso, ou mon petit chouchou, Linguee. Lui, au moins, il donne des exemples, ce qui vous permet de ne pas faire d’impairs – impossible de trouver l’équivalent exact de votre mot en français alors vous ne voudriez pas y ajouter une nuance qui pourrait complètement changer ce que vous dire ! – et il traduit même certaines expressions, qui, si vous les traduisiez mot à mot n’auraient aucun sens. Par exemple, si vous dites « a cat in the throat » (un chat dans la gorge) à un anglophone, aucune chance qu’il ne comprenne. Parce que pour lui, c’est « a frog in the throat » (une grenouille dans la gorge). Et en plus, comme Duolingo, c’est gratuit et ça existe comme application pour portable !

Mais à un moment donné, ces compétences grammaticales et ce vocabulaire, il faut bien qu’il serve et que vous parliez avec des locuteurs natifs ! Et comme on n’a pas tous l’occasion ou les moyens de voyager, j’ai la solution pour vous : Bottled – Message in a Bottle. C’est une application qui permet d’envoyer un message sans réel destinataire qui va être envoyé à une personne au hasard dans le monde. En échange, vous recevrez aussi des bouteilles et vous pourrez choisir de contacter son auteur ou pas. C’est l’occasion de découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles personnes, et peut-être même de vous faire des amis comme ça a été le cas pour moi ? 🙂

Et sinon, ma ressource préférée, pour travailler son anglais de façon un peu plus ludique, c’est LyricsTraining. Le principe est simple. Vous lancez la chanson qui vous fait plaisir dans la langue que vous voulez travailler, vous choisissez un niveau de difficulté et vous complétez les paroles au fur et à mesure qu’elles arrivent !

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article vous aura été utile et n’hésitez pas à partager vos astuces à vous dans les commentaires ! A plus !

https://www.duolingo.com/

https://www.linguee.fr/

http://bottledapp.com/

https://fr.lyricstraining.com/about

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Grammarnazis et compagnie

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui je reviens de vacances et je suis tombée sur une vidéo qui m’a pas mal interrogée et j’avais envie d’en discuter avec vous. Il s’agit d’une vidéo du Youtubeur Linguisticae intitulée « les grammarnazis sont des connards » dont voici le lien. Elle est un peu longue mais elle est vraiment intéressante alors je vous encourage à la regarder.

Pour ceux qui ont la flemme – je ne vous juge pas ! – cette vidéo traite du phénomène « grammarnazi », autrement dit des gens, notamment sur internet, qui se permettent de corriger l’orthographe des autres, souvent de manière agressive. Je ne reviendrais pas sur la vidéo à proprement parler, pas la peine de paraphraser Linguisticae qui de toute façon explique très bien son propos, ce dont j’ai envie de vous parler, ce sont de mes réflexions personnelles au sujet de l’orthographe.

Comme vous l’aurez compris, je suis très attachée à la langue française. Je suis passée par une prépa littéraire où j’ai suivi plusieurs cours d’orthographe et de grammaire avancées et on m’a déjà qualifiée de grammarnazi. Pour être tout à fait honnête, ça m’arrive même d’utiliser cet adjectif moi-même pour me décrire, sans vraiment me demander si je suis sérieuse ou non. La vérité ? Souvent, les fautes m’énervent. Mais souvent je n’en fais pas la remarque, et quand ça m’arrive, j’essaie toujours de le faire avec bienveillance. Cette vidéo m’a donné envie de disséquer mon rapport à la langue et à l’orthographe, la grammaire… Je vous invite à suivre ma pensée, et pourquoi pas, à en faire de même ? 🙂

Pourquoi l’orthographe, c’est important ?

Pourquoi je déteste les fautes ? Et bien déjà, souvent, c’est pour des raisons de compréhension. Ci gcri kom sa s ke vou me konprené ? Peut-être que oui. En tout cas, moi, ça me demande beaucoup plus d’effort pour comprendre le message. Je suis obligée de le lire à voix haute, de le décrypter comme des hiéroglyphes… Bref, ce n’est pas du tout agréable pour moi et du coup, plutôt que de m’intéresser à la conversation, j’ai envie de vous envoyer bouler. Surtout qu’en l’occurrence, ce genre de langage, dit SMS, n’a plus lieu d’être utilisé aujourd’hui. Les gens de ma génération, même plutôt les gens un peu plus vieux que moi, l’utilisaient parce qu’il y avait une limite de caractère dans les SMS et plus le SMS était long, plus il était cher. Mais aujourd’hui, on a presque tous un forfait avec les SMS illimités donc ça n’a plus lieu d’être. La deuxième raison tenait au portable lui-même puisqu’il fallait appuyer un certain nombre de fois sur la même touche pour obtenir la bonne lettre et c’était super long. Avec nos claviers tactiles, encore une fois, on a plus trop le problème. Et en plus avec le correcteur automatique, soyez gentils, écrivez les mots comme il faut, ça ne coûte pas plus cher ! Et puis, pensez à moi et aux autres un peu, qui à force de voir des mots mal écrits, finissent par se demander si on n’est pas nous-même dans l’erreur 😉

Ensuite, en ce qui concerne les fautes de grammaires, je vous l’avoue, mon problème premier est un souci esthétique. Je trouve ça moche. Pourquoi ? La force de l’habitude évidemment. C’est tout à fait arbitraire, je suis d’accord, et j’éprouve un plaisir qui va paraître complètement maniaque à jouer avec la concordance des temps et compagnie. Je pourrais argumenter que parfois ça nuit à la compréhension, que si vous me dîtes « je verrai » dans une phrase pleine de faute, je ne sais pas si vous voulez dire « je verrais », genre peut-être, si j’ai le temps, ou « je verrai », plus tard promis, c’est du futur et pas du conditionnel mais bon. Même si c’est vrai, ça sonne un peu comme de la mauvaise foi. Et même si j’en suis consciente, ça ne m’empêchera pas de grincer des dents la prochaine fois que je verrai – pas de « s » ça arrivera forcément – un « tu prend du pain ? »

Mais mais mais…

Un autre problème pour les grammarnazis que soulève Linguisticae concerne les anglicismes. Pourquoi dire brainstorming quand on peut dire réunion ? Pourquoi vouloir faire du jogging quand on peut juste aller courir ? Vous l’avez vu avec mon « Youtubeur », j’aime bien franciser. Mais pas trop ! Sinon j’aurais enlevé la majuscule puisque les noms communs n’en prennent pas. A ce sujet, mon avis est simplement qu’il n’y a pas de problème à utiliser les anglicismes, moi-même je les utilise volontiers, mais c’est aussi sympa de connaître les équivalents français ne serait-ce que pour enrichir son vocabulaire. De toute manière, la langue française est remplie de mots provenant d’autres langues. Que ce soit les bistrots, déformation et réattribution de mots russes, les Kinders qui viennent de l’allemand, le toubib qui vient de l’arabe… Et ce n’est que trois exemples parmi d’autres ! Alors intégrer des mots étrangers ne date pas d’hier et ça, on a un peu tendance à l’oublier.

Une autre raison qui fait que je refrène mes ardeurs grammarnazies, c’est tout simplement que moi aussi j’en fais, des fautes et pour de multiples raisons. Inattention, manque de concentration, volonté de taper trop vite pour répondre à des tchats, oublis de mots, simple ignorance, phrase complexe… J’en passe et des meilleures. Il m’arrive même de faire des fautes en parfaite connaissance de cause parce que je trouve « une pétale » sonne mieux que « un pétale » ou que « après que j’aille » est moins bizarre que « après que je vais » PARCE QUE OUI il faudrait utiliser l’indicatif et pas le subjonctif avec « après que » même si c’est juste immonde, désolée l’Académie Française ! Enfin, bref, autant d’occasion de faire des fautes que le bon sens m’interdit de critiquer chez les autres puisque je ne suis pas en reste. Sans compter que quand vous lisez quelqu’un et a fortiori quelqu’un que vous ne connaissez pas, vous ne savez pas dans quelles circonstances il a écrit son texte. Peut-être que d’ordinaire, il écrit très bien mais manque de pot, ce jour-là il avait une migraine ? Peut-être que la langue française n’est tout simplement pas sa langue maternelle ? Et même si c’est le cas, peut-être qu’il maîtrise très bien une autre langue que vous-même ne parlez pas ? Il ne faut pas juger quelqu’un sur son écriture, en particulier si vous n’avez qu’un court extrait, comme un tweet ou un commentaire internet, parce que c’est aussi débile et méchant que de juger quelqu’un sur son physique sans rien connaître d’autre de cette personne. Faire des fautes d’orthographe, ce n’est pas être idiot ou peu fiable. Ca peut être désagréable – pour moi ça l’est en tout cas – mais il ne faut pas faire d’amalgame entre la personne et la façon dont elle écrit.

De plus, on parle bien de langue vivante. Une langue n’est pas figée dans le temps et n’a pas vocation à l’être : elle évolue avec ses locuteurs. La parole ou l’écriture n’est pas un but en soi ou un idéal à atteindre, c’est un média pour faire passer des idées. C’est pourquoi si les mentalités et le monde dans lequel on vit change, la langue est amenée à changer. Pour les puristes qui voudraient garder une langue française telle qu’elle l’était à l’origine, continueriez-vous à parler latin ? A la façon de Molière, puisqu’il est l’image même de la langue française ? Bien sûr que non. Quand vous dites embrasser, vous pensez bien avec les lèvres, et non pas prendre dans ses bras, vous avez intégré le glissement sémantique. Vous utilisez bien les mots ordinateur et informatique, pourtant tous récents. Comme le dit Linguisticae dans sa vidéo, l’une des fonctions de l’écrit est de retranscrire la parole, or, notre façon de parler change. On n’utilise plus le « ne » de la négation à l’oral. Pourquoi continuer à le faire dans des tchats où justement on tend à imiter la parole ? Personnellement, j’adore écrire comme je parle, avec un langage assez familier, en y insérant parfois des mots soutenus parce que ça m’amuse mais ceux qui me connaissent savent que j’ai aussi tendance à le faire à l’oral. A vrai dire, la langue française est l’une des rares langues – des seules à ma connaissances – à garder encore une grosse scission entre le langage écrit et oral. L’Anglais, par exemple, et beaucoup moins soutenu à l’écrit et utilise une langue beaucoup plus actuelle et beaucoup plus proche de l’oral. A vouloir à tout prix figer notre langue dans les beaux mots soutenus, on en prive beaucoup de gens. Je ne dis pas qu’il faudrait que d’un coup, on se mette tous à ékrir kom sa mais… Soyons plus indulgents entre nous. Et pour les amoureux des belles lettres comme moi, gardons en mémoire que certains monuments de la littérature française comme Rabelais, Du Bellay ou Ronsard ont écrit des textes magnifiques à une époque où l’écrit n’était pas encore codifié et où chacun pouvait appliquer l’orthographe qu’il souhaitait.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui ! J’attends avec impatience votre avis à vous dans les commentaires. Des bisous et à bientôt pour un prochain article !

La LSF, vous connaissez ?

La LSF, c’est ce qu’on connait le plus souvent par l’appellation « langue des signes » et qui est une langue qu’utilise parfois les personnes sourdes ou malentendantes pour communiquer. C’est une langue que j’avais envie d’apprendre depuis très longtemps ! Pour vous dire, quand j’étais au collège j’avais commencé à écrire une fiction sur la LSF – très mauvaise et très mal renseignée mais là n’est pas la question – à cause d’une émission qui passait à la télé à l’époque : « Fais-moi signe » si je ne dis pas de bêtises. Et cette année ça y est ! J’ai enfin sauté le pas ! J’étudie désormais la LSF depuis le mois de novembre.

Pourquoi apprendre la LSF ?

Alors, pourquoi j’avais envie d’apprendre la LSF et pourquoi je me suis effectivement lancée là-dedans ? Pourtant, dans mon entourage, personne ne souffre de problème d’audition et je n’ai jamais été personnellement confrontée à la surdité. En réalité, la première chose qui m’a attirée dans cette langue, c’est que je la trouve belle et originale.

La LSF est l’une des seules langues au monde à utiliser en priorité le geste pour faire passer une idée plutôt que le son et juste ça, je trouve ça super intéressant. Ce n’est pas seulement de langue que la LSF nous propose de changer mais carrément de médium de communication. Ayant toujours aimé l’expression corporelle – je suis notamment passée par la danse et le théâtre – c’était vraiment une expérience à tenter.

Un autre raison intéressante peut se trouver sur le plan social. Je suis prête à parier qu’un grand nombre d’entre vous n’ont jamais croisé une personne sourde de votre vie. Parce qu’il n’y en a pas ou si peu ? Parce qu’il n’en a pas chez vous ? Détrompez-vous. C’est principalement parce que la communauté sourde, se sentant exclue du monde entendant, tend à se cloîtrer sur elle-même. Apprendre la LSF, ou même tout simplement aller à la rencontre de personnes sourdes ou malentendantes, c’est leur permettre de créer du lien social, les inciter à sortir de l’invisibilité et faire en sorte de les aider à sortir de la marginalité, et ça, vous pouvez le faire sans devenir interprète ! Juste en vous mettant à leur portée en apprenant quelques mots « bonjour », « merci », « au revoir » pour les inciter à revenir et à se sentir plus à l’aise dans des lieux tels que les pharmacies, les boulangeries, les bars… Et en contrepartie découvrir énormément de choses vous-même car être sourd, ce n’est pas – que – être handicapé. C’est avant tout une culture, une manière de vivre et de penser.

Et enfin, la dernière raison que je vous propose même s’il y en a sûrement d’autres qui mériteraient d’être développées, c’est que la maîtrise de la LSF peut-être ce petit plus pour votre CV, en particulier si vous travaillez dans le tertiaire. A notre époque où ce n’est pas si évident de trouver du travail, et à fortiori du travail vraiment intéressant, maîtriser une langue rare mais néanmoins utilisée, n’est-ce pas une bonne manière de se démarquer aux yeux des recruteurs ? Qu’est-ce que vous en pensez ?

Voilà, c’est tout pour ce premier article ! J’espère qu’il vous aura plu, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques et à me poser des questions si vous en avez et à bientôt pour un nouvel article !